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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 15:45

La protection de la filiation compte parmi les priorités orientant la législation en Islam. Ainsi, toute pratique portant préjudice d'une façon ou d'une autre à la filiation d'un individu a été interdite.

Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) a par exemple condamné, avec des mots très durs, la femme qui tenterait d'attribuer à un homme la paternité d'un enfant qui ne serait pas de lui, mais aussi le père qui renierait la paternité de son fils légitime. Il dit en ce sens:

"Toute femme qui fera entrer dans une famille celui qui n'est pas des leurs (c'est à dire qu'elle attribue à son mari un enfant né de l'adultère) , alors elle n'a aucun lien avec Allah, et Allah ne lui fera jamais entrer dans Son paradis; et tout homme qui reniera son enfant alors qu'il l'observe (c'est à dire qu'il a conscience et il sait pertinemment que cet enfant est le sien), Allah Se voilera de lui et le déshonorera le Jour Final en présence des premiers et des derniers (c'est à dire l'humanité entière)."

(Abou Dâoûd, Nasaï et Ibnou Mâdjah)




De même, le fait pour quelqu'un de faire remonter sa généalogie à un autre que son père compte parmi les péchés majeurs ("Al Kabâïr") en Islam. Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) dit au sujet de ce genre de personne:

"Quiconque prétend avoir un autre père que le sien, en connaissance de cause, s'interdit l'accès au paradis."


(Boukhâri et Mouslim)

C'est en gardant ces principes à l'esprit que l'on peut comprendre à présent la position juridique de l'Islam par rapport à l'adoption:

- Si l'adoption porte atteinte à la filiation de l'enfant, en ce sens que ce dernier est considéré comme étant un membre à part entière de la famille (c'est à dire qu'on attribue à son père adoptif sa paternité; on agit à son égard comme s'il était lié aux membres de la famille par des liens de sang; on lui reconnaît, à l'instar d'un enfant naturel, une part de l'héritage…), alors cela est strictement interdit en Islam. C'est pour condamner cette forme d'adoption, qui était très répandue dans le monde, et plus particulièrement en Arabie avant l'avènement de l'Islam, que ces versets du Qour'aane ont été révélés:

"Il n'a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c'est Lui qui met [l'homme] dans la bonne direction.
Appelez-les du nom de leurs pères : c' est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux."


(Sourate 33 / Versets 4 et 5)


- Par contre, s'il s'agit pour un homme et une femme de prendre en charge un enfant qui est orphelin ou qui n'a aucun soutient et de s'occuper de lui comme de leur propre enfant, en lui accordant toute la tendresse et la douceur dont il a besoin, en lui assurant sa prise en charge matérielle et en lui donnant une bonne éducation (morale, spirituelle, intellectuelle…), sans porter atteinte en aucune façon qui soit à sa véritable filiation, alors, cela est considéré comme un acte très méritoire aux yeux d'Allah. C'est à ce sujet que le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) disait (traduction explicative du Hadith):

"Au paradis, le tuteur de l'orphelin et moi-même seront comme ces deux doigts"; il fit alors un "V" avec l'index et le majeur et les écarta.


(Boukhâri)

Il est à noter cependant que, même dans ce cas, l'enfant adopté ne deviendra pas un "Mahram" pour sa mère adoptive. Il n'aura pas non plus une part d'office dans l'héritage de ses parents adoptifs. Mais rien n'empêchent ces derniers de lui faire don d'une partie (ou même de l'intégralité) de leurs bien durant leur vivant, ou de lui léguer jusqu'à un tiers de ce qu'ils possèdent après leur mort.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

Par Fat0u83-iiSlam1605 - Publié dans : Autres [ iiSlam ]
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 13:34
Un enfant de 8 ans prêche l'Islam depuis sa naissance

Haut comme trois pommes, dans les milieux musulmans, on l'appelle Cheick, surnom donné aux grands dignitaires religieux. Lui, c'est Sharif Idd Khalifa, jeune Tanzanien de 8 ans, né de parents catholiques, qui parcourt depuis ses 3 ans l'Afrique et l'Europe, pour prêcher l'Islam.Cet enfant prodige qui suscite curiosité, passions et débats partout où il passe, parle l'arabe, le français, l'italien, l'anglais et le swahili, et connait depuis sa naissance de nombreux passages du Coran sans jamais avoir appris à lire.Le jeune musulman ne semble pas pouvoir être distingué des autres jeunes tanzaniens. Mais quand il commence à parler, les spectateurs se rendent vite compte que Shariff Idd est spécial. A cinq ans, il savait déjà s'exprimer en cinq langues, bien qu'il n'ait reçu aucune instruction. Shariff est un prédicateur qui attire des milliers de personnes lors de ses sermons de plus en plus réguliers. Le leader Libyen, le Colonel Muammar Al-Gaddafi, est un fervant admirateur du prédicateur après avoir assisté à l'un de ses prêches en 1999. Sharif n'avait alors que 5 ans. "Quand il ne prêche pas il est comme un autre gosse", déclare Haji Maroulin, l'un des tuteurs du jeune enfant. "Mais quand il prêche il change." А un ans il était déjà capable de réciter le Quran, puis il s'est mit à prêcher en arabe, en swahili et en français sans avoir reçu la moindre éducation. Le nombre de convertis parmi ceux qui l'écoutent ne cesse de grandir quotidiennement. Pour un enfant, il paraît particulièrement adulte. Il parle avec assurance, principalement en swahili, à moins qu'il ne livre un sermon. Alors, il fixe avec ses yeux noirs la personne à qui il s'adresse et commence à parler. Haji Maroulin a révélé au quotidien Scotland on Sunday que Sharif est né dans une famille catholique à Arusha, dans le nord la Tanzanie, en décembre 1993 : "A l'âge de deux mois il a refusé de boire son lait maternel et à l'âge de quatre mois il a commencé à réciter des versets du Saint Qur'an". Les premiers mots du garçon "Repentez vous et Allah vous pardonnera" furent prononcées en arabe. Les parents ont alors pensé que l'enfant était possédé par un démon et ont appelé des pasteurs pour exorciser le bébé. Finalement les voisins Musulmans ont interprété les paroles en arabe de leur fils et ses parents se sont alors plus tard convertis а l'Islam. Bien que son père soit mort en 1997, sa mère est restée en Tanzanie, tandis que son fils continue ses voyages. Biensûr, ce don extraordinaire accordé à cet enfant a vite fait de faire profiter son entourage de retombées commerciales. Ainsi peut on trouver sur le commerce des enregistrements vidéo de ses prêches. Il a également été agréé par la Ligue Musulmane Internationale du Kenya. Kaplich Barsito, 35 ans, de Nairobi, a vu Shariff en action s'adressant à une foule de plus de 1,000 personnes en plein air dans le quartier de Pumwani, dans la capitale, et n'a aucun doute sur les capacités du garçon. "Il ressemble а un politicien, il est très confiant", a-t-il dit. Pour mettre fin à la prestation, ses tuteurs ont voulu qu'il s'arrête de parler, mais l'enfant a saisi le haut-parleur et a continué en swahili, en anglais et en arabe. "C'était très impressionnant, on aurait dit qu'il avait hypnotisé l'auditoire avec son sermon". Shariff semble lui-même incapable d'expliquer ses aptitudes. Marie-Laure Digbeu, journaliste au quotidien ivoirien Le Jour, consultable sur AfricaOnline, est allée interviewer le jeune musulman, qui s'était déplacé en Côte d'Ivoire pour prêcher l'Islam, en 1999. Il était alors agé de 5 ans.

align=center]"Pourquoi t'a-ton invité en Côte d'Ivoire ?

Moi, je prêche. Je prêche le Coran, la religion de Allah. Pour que les gens sachent. Le grand problème des hommes aujourd'hui, c'est qu'ils sont incrédules, ne croient pas en Allah. Alors que c'est lui qui nous a créés. Il faut que les gens reviennent à Dieu, croient en lui et le connaissent. Je prie également pour les Hommes.


Comment t'y prends-tu pour prêcher ?


Je ne sais pas... je prêche.


Comment sais-tu tout ce que tu prêches ?
C'est une voix qui te souffle tout cela à l'oreille ?

Non. Cela me vient dans la tête. Et je prêche. Son oncle rajoute: Sharif n'est encore qu'un enfant. Il n'a pas encore été à l'école. Il ne sait donc pas lire. Il ne peut lire le Coran, il ne l'a jamais appris. Il ne parle pas non plus arabe. Il ne parle que le swahili, sa langue maternelle. Mais, il prêche et fait des bénédictions en arabe. C'est compliqué à comprendre, mais c'est ainsi. Il dit aussi parfaitement depuis l'âge de deux ans et lors de ses prêches, les versets et sourates contenus dans le Coran et qui se rapportent aux thèmes qu'il développe. Tout cela lui est comme inspiré.


Tu as été en Éthiopie, au Kenya, en République démocratique du Congo, etc. De quoi as-tu parlé dans tous ces pays ?

Cela dépend. Les sujets varient selon les pays. Je parle de paix, de solidarité, de guerre etc.


En Libye, chez les arabes, qu'as-tu dit aux gens ?

(Rires, puis il cherche dans ses souvenirs). Je ne me le rappelle plus.


Tu as vu Khadaffi. Que lui as-tu dit ?

Khadaffi ? Qui c'est ? (demande-t-il à son oncle). Moi, je prêche la parole de Dieu et la tradition de Muhammed. Il faut que les gens viennent à Dieu.


Tu penses que ce n'est pas le cas ?

Non. Mais je vois que comme je suis un petit, les gens m'écoutent. Même les non musulmans.


Que penses-tu des autres religions ?

L'Islam est la vraie religion. Le prophète Muhammed (paix et salut sur lui) l'a dit.


Tu ne sais donc rien de Jésus, Bouddah...
Jésus ?

Mais le Coran parle de Jésus. Je parle donc de Jésus!


Que dis-tu de lui ?


L'autre jour, j'ai parlé avec les pasteurs à l'ex-Zaïre je leur ai dit que Jésus n' a pas été tué ni crucifié.


Comment le sais-tu ?
C'est ainsi.


Au Bénin, tu as rencontré le grand chef du pays. Il s'appelle Kérékou. Que vous êtes-vous dit ?

Il m'a donné une Bible. Et je lui ai remis un Coran.

Que fais-tu de la Bible ?

Comme je ne sais pas lire, quelqu'un va le faire pour moi.


Veux-tu aller à l'école ? Quel métier voudrais-tu exercer ?

Je veux aller à l'école. Et travailler pour Dieu.


Tu pourrais être médecin, pilote d'avion, commerçant non ?
(Sourire). Non je veux travailler pour Dieu. Uniquement cela."


Source : Scotland on Sunday



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Par Fat0u83-iiSlam1605 - Publié dans : Autres [ iiSlam ] - Communauté : ARTICLES PERSO FATOU83
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 14:34
Le don d'organes est-il autorisé ?

Questions d'actualité...

Question: Est-ce que je peux donner mes organes quand je serai décédé ou est-ce que je dois les garder avec moi dans ma tombe? Ceci est une question fortement controversée parmi le monde islamique.

Réponse: Comme vous le faites justement remarquer, la question du don d'organe fait l'objet de nombreuses divergences parmi les savants musulmans. Pour simplifier, vous trouverez dans les lignes suivantes un résumé de la position des savants du monde arabe, ainsi que celle des savants indo-pakistanais sur les différents aspects de cette question.

Voici d'abord un extrait du compte rendu qui a été publié à la suite du deuxième séminaire sur la jurisprudence islamique, qui s'est déroulé à Delhi les 1er, 2 et 3 Avril 1989, concernant la transplantation d'organe (Il est important de rappeler que ce compte rendu exprime l'opinion de la quasi-totalité des participants du séminaire, et fait donc autorité sur la question en ce qui concerne l'école hanafite):

* La vente d'organes humains est interdite.

* Si un malade se trouve dans la situation suivante:
o il a complètement perdu l'usage d'un de ses organes
o si une transplantation d'organe n'est pas effectuée, il y a un fort risque qu'il décède
o aucune prothèse ne peut palier la déficience dont il est victime
o des médecins expérimentés ont la certitude qu'il n'y a aucun moyen de sauver sa vie, excepté par une transplantation d'organe
o les médecins sont à peu prêt sûrs qu'à la suite d'un transplantation, sa vie sera sauvée
o un organe sain est disponible

dans un tel cas extrême de nécessité, il sera permis à ce malade d'avoir recours à une transplantation d'organe.

* Si une personne en bonne santé arrive à être persuadée (à la suite de diagnostiques émis par des médecins expérimentés) que s'il se sépare d'un des organes présents en double dans son corps (comme ses reins etc…), sa santé ne sera pas affectée, alors il a le droit de faire don d'un de ses organes à un membre de sa famille qui risque de mourir s'il n'a pas immédiatement recours à une transplantation (et il ne dispose pas non plus d'aucune autre alternative en matière de traitement).

* Il n'est pas permis au mourant de léguer ses organes pour un éventuel prélèvement après la mort. (Référence: "Djadîd fiqhi masâil Volume 2 - Pages 408/409)

* Ce dernier article vous donne l'opinion des savants indo-pakistanais sur la question que vous posez. Cependant, il faut savoir que ce point ne fait pas l'unanimité. Certains savants, comme Cheikh Khâlid Saïfoullah (éminent savant indien de l'école hanafite), autorisent le prélèvement des organes du corps d'une personne défunte, à condition qu'elle ait donnée pour cela son accord durant sa vie; de même, il sera nécessaire d'avoir au préalable le consentement de ses héritiers. (Référence: "Al halâl wal harâm" (Pages 182 - 183)

Pour ce qui est de l'opinion des savants du monde arabe, voici la traduction d'une Fatwa émise par "The Islamic Fiqh Council" (Madjma' al-Fiqh al Islâmi):

* Il est permis de transplanter et de greffer un organe à partir d'une partie du corps d'une personne vers une autre partie de son corps, en veillant à ce que les profits de cette opération dépassent les éventuels maux qu'elle pourrait occasionner, et à condition que cela est fait afin de remplacer la perte d'un organe, pour restaurer son apparence ou sa fonction régulière, ou encore afin de corriger un défaut occasionnant un état de détresse psychologique.

* Il est permis de transplanter un organe ou un tissu à partir d'une personne sur une autre, si cet organe ou ce tissu est capable de se régénérer seul, comme la peau ou le sang par exemple, à condition que le donneur est mature et comprend parfaitement ce qu'il est en train de faire. Il est nécessaire aussi que les autres conditions essentielles de la Charia' (portant sur ce genre de don) soient respectées.

* Il est permis d'utiliser un organe ou un tissu qui a été prélevé d'une personne pour cause de maladie afin d'en faire profiter une autre. Il est ainsi autorisé d'utiliser pour une transplantation la cornée d'un œil qui a été retiré pour cause de maladie.

* Il est interdit de prélever un organe vital (comme le cœur, par exemple) d'une personne vivante pour le transplanter sur une autre.

* Il est interdit de prélever un ou plusieurs organes d'une personne vivante quand cela peut affecter une de ses fonctions essentielles et primordiales, même si cela ne met pas sa vie en danger (comme c'est le cas, par exemple, si les cornées des deux yeux sont prélevées). Cependant, si un tel prélèvement n'occasionne qu'une affectation partielle de ce genre de fonction, la question de savoir le caractère licite ou illicite de cet acte est encore à l'étude parmi les savants.

* Il est permis de prélever un organe à partir du corps d'une personne décédée et de le transplanter sur une personne dont la vie ou la préservation d'une de ses fonctions essentielles et primordiales dépendent de cet organe, à condition que la permission de ce prélèvement soit donnée par la personne durant son vivant, ou par ses héritiers, ou par le responsable des musulmans, dans le cas où l'identité du défunt n'est pas établie ou qu'il n'a pas d'héritiers.

* Une précaution particulière doit être prise afin de s'assurer qu'un réel accord inconditionnel a été obtenu dans le cas mentionné ci-dessus, et que ce transfert d'organe n'a pas fait l'objet d'une transaction financière quelconque, car le commerce d'organes n'est en aucun cas autorisé.

* Tous les autres cas de figure pouvant se présenter sont encore à l'étude et nécessitent des recherches supplémentaires, aussi bien à la lumière des données d'ordre médical que des principes juridiques.

Vous trouverez cette Fatwa (qui pourrait être considérée comme un texte de référence pour les écoles châféites et hambalites) en arabe à l'adresse suivante: http://www.islam-qa.com , dans la rubrique jurisprudence, At- Tibb (Fatwa N° 2117)

Wa Allâhou A'lam !

Dieu est Plus Savant !
Par iislam1605 - Publié dans : Autres [ iiSlam ] - Communauté : ARTICLES PERSO FATOU83
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